[BRICO ASTRO] – La réalisation de ma table équatoriale – #4bis et #5

[BRICO ASTRO] – La réalisation de ma table équatoriale – #4bis et #5

26 juillet 2020 0 Par Loan

ARTICLE 4 bis et 5 – Les finitions & la motorisation

Au final, il y a trop peu de choses à dire sur les finitions pour en faire un article : nous avons rebouché les trous, fixé les plaques de PVC dur sur les secteurs, fixé la boussole et le niveau.

Cet article sera donc plutôt axé sur la motorisation et le résultat final.

La motorisation

La question de la motorisation fut délicate… en effet, il y a diverses façons de motoriser la table : du plus facile au plus difficile, du plus efficace au moins efficace.
Les deux solutions que nous avions retenues sont les plus classiques : l’entraînement par vis sans fin et par galet.

Au final, l’entraînement par galet semble le plus facile à réaliser et tout autant efficace s’il est bien réalisé. C’est donc celui pour lequel nous avons opté.

Il a donc fallu déterminer quel moteur choisir… j’avais un moteur EQ2 sous la main (ou devrais-je dire un motoréducteur), j’ai donc vérifié après calculs s’il était utilisable dans notre cas.

Pour cela (et en l’absence des caractéristiques du moteur) j’ai déterminé expérimentalement la vitesse angulaire maximale et minimale du moteur (puisqu’il se règle avec un potentiomètre) puis j’ai vérifié que la plage de vitesse incluait la vitesse nécessaire que j’ai calculée préalablement. Je ne vais pas faire le détail ici des calculs (dont le caractère est plutôt trivial), mais vous pouvez les retrouver sur le tableau Excel en cliquant ici.

J’ai conçu le tableur pour vous faciliter la tâche (à la manière du site « table équatoriale pour les nuls »). Il faut rentrer les informations dans les cases blanches (r_secteur-nord = rayon du secteur nord (en mètres), r_galet-entraînement = rayon du galet envisagé (en mètres), Longueur zone de roulement = la longueur de l’arc de cercle qui peut être parcourue (en mètres)). Le tableur va vous retourner toutes les informations importantes dont N_moteur qui est la vitesse que le moteur devra avoir.

Capture d’écran du tableur

Attention, ma façon d’opérer présente quelques erreurs et approximations en particulier sur l’absence de prise en compte du couple moteur. Pour faciliter les choses, je pars du postulat que mon moteur EQ2 pourra « entraîner » la table et le télescope. Cette hypothèse sera infirmée ou validée lors des tests dans un prochain article… mais je ne me fais pas trop d’inquiétudes puisque ce type de moteurs a été utilisé par bien d’autres astronomes amateur avant moi et que la vitesse nécessaire est très lente.

Vous l’avez compris, il faut trouver le moteur et le galet que vous allez utiliser avant de vous lancer dans la construction.
Le galet que nous avons choisi a un rayon de 6mm, c’est tout simplement un galet en caoutchouc d’entraînement des feuilles de papier récupéré dans une vieille imprimante.

Vous aurez ensuite besoin de deux petits roulements dont le diamètre intérieur est égal à celui de l’axe, de chutes de bois, d’un ressort, d’une petite baguette en aluminium et d’un peu de visserie.

L’idée est de concevoir ceci :

L’axe est pris d’un côté dans l’embout moteur et de l’autre dans les deux roulements encastrés dans le bois. Un autre axe situé en bas à gauche de la platine moteur permet de réaliser un pivot. Ainsi, le ressort qui est accroché sur le haut du support secteur nord assurera le plaquage permanent de l’axe d’entraînement sur la tranche du secteur.

Les photos ci-dessous sont plus parlantes qu’un long discours :

Le moteur est débrayable grâce au pivot et au ressort.

Le résultat (presque) final

Il ne reste plus qu’à attendre le beau temps pour essayer la table et la caractériser réellement. Si les résultats sont satisfaisants, elle sera peinte en noire.

En attendant, j’ai posé le télescope dessus… et voilà le résultat final.

Je vous dis à bientôt dans un prochain article pour les premiers essais.